Milton Erickson

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« Milton Erickson fut le plus grand hypnotiseur de tous les temps »

Chertok

Aux Etats-Unis les travaux géniaux de Milton Hyland Erickson, psychiatre américain né en 1901, bouleversent les conceptions de l’Hypnose et de la Thérapie en général.

Bateson, Watzlawick, Weakland et Haley, membres de la fameuse École de Palo Alto, le considèrent comme le ” père de la Communication moderne “.

L’Hypnose Ericksonienne est née en 1937 et va grandir grâce aux élèves d’Erickson tels de Jay Haley, Jeffrey Zeig ou Ernest Lawrence Rossi, qui va s’intéresser à ses fondements psychobiologiques. La pratique de Milton Erickson sera également aux origines de la Programmation Neuro-Linguistique (PNL) de Richard Bandler et John Grinder, dans le milieu des années 1970

1979, Daniel L. Araoz, célèbre sexologue et hypnothérapeute, donne naissance à une nouvelle forme de travail hypnotique, la “Nouvelle Hypnose“. A la même époque, des gens comme les docteurs Malarewicz et Godin, et surtout Alain Cayrol -qui fut le premier Enseignant français certifié en Hypnose Ericksonienne et en PNL, avec l’appui de Jeffrey Zeig, Richard Bandler et John Grinder- importent cette “Nouvelle Hypnose” en France.

Milton Hyland Erickson (1901-1980), psychiatre et psychothérapeute américain, a personnellement souffert de diverses maladies et problèmes physiques : il était dyslexique, ne pouvait percevoir les rythmes et la hauteur des sons, il ne voyait vraiment bien que la couleur violette, qu’il adorait et utilisait beaucoup, etc. Une vie de souffrance et de combat contre la maladie a sans aucun doute participé à forger sa personnalité obstinée, inventive, et probablement -paradoxalement- à lui donner un grand sens de l’humour.

A l’âge de 17 ans, il est donc frappé par la poliomyélite ! Furieux d’avoir entendu le médecin annoncer à sa mère que son fils mourrait sans doute avant le lever du jour, il mobilise toutes ses ressources et réussi à survivre jusqu’à l’aurore… Toutefois, aux premiers rayons de soleil, il sombre dans un profond coma, trois jours et trois nuits durant, qui le laissera entièrement paralysé. Il “profitera” de cette immobilité forcée pour aiguiser un sens de l’observation déjà développé.

La légende raconte qu’un jour, alors qu’il avait été mis à reposer sur le rocking-chair habituel, face à la fenêtre, il fut pris d’une si grande envie de pouvoir revoir les travaux de la ferme familiale que son fauteuil finit par se mettre à basculer !… Surpris et sans doute plein d’espoir, il se mit à travailler sur cet effet de l’imagination qui avait bel et bien réussi à faire bouger son corps paralysé. Milton Erickson venait de redécouvrir l’activation idéomotrice de l’Hypnose de Bernheim.

Un an plus tard, il était debout !
Six mois après, il partait seul en randonnée, en canoë, afin de prouver à ses parents sa Santé retrouvée.

Erickson, jeune médecin, étudie d’abord l’Hypnose classique, qui le déçoit par son manque d’adaptabilité. Il met alors en place sa propre “façon de faire”, loin des inductions ritualisées et autoritaires de l’époque. Il travaille d’arrache-pied, embauchant tôt le matin, débauchant tard dans la nuit après avoir passé un moment avec sa femme… à épurer les notes de ses consultations de la journée : il veut extraire de chaque phrase, de chaque mot, l’essence active, la puissance de Changement… et purge l’inutile ! Il trouva tout de même le temps de faire huit enfants.

Dans le milieu des années 1950, Milton Erickson dû prouver sa compétence éthique et scientifique devant le “Conseil de l’Ordre des Médecins” de l’époque, qui trouvait étrange sa pratique et voulait le radier !… Comme quoi… Erickson fit ses preuves et sortit victorieux de cette confrontation (comme Freud, à son époque).

A l’âge de 50 ans, la poliomyélite le frappe à nouveau, ce qui est quand même aussi un phénomène peu courant et qui a participé à sa “légende”… car il s’en guéri à nouveau ! Erickson gardera toutefois les séquelles de cette deuxième crise jusqu’à la fin de ses jours : à la fin de sa vie, il ne se levait plus que pour passer de son fauteuil roulant à son bureau, son bras droit était presque complètement invalide, son dos le faisant énormément souffrir, son corps balançait de gauche et de droite spontanément et il avait de la peine à parler, ce qui lui donnait cette voix grave et rocailleuse si particulière.